Vous avez déjà ressenti cette sensation de brûlure dans les jambes en gravissant une pente escarpée ? Comme si vos quadriceps criaient grâce au bout de 200 mètres de dénivelé positif ? Bienvenue au club ! Le trail running en montagne, c’est magique, mais conquérir les dénivelés, c’est une autre histoire.
Que vous prépariez une course trail alpin ou que vous rêviez simplement de ne plus souffrir sur les montées, un plan d’entrainement trail running spécial dénivelé positif structuré est la clé de votre transformation. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas aussi compliqué que de gravir l’Everest en tongs.
Cet article vous propose un programme progressif de 12 semaines conçu spécifiquement pour progresser en dénivelé. Avec les bonnes séances, la bonne stratégie et surtout la bonne récupération, vous découvrirez que les montées ne sont finalement que des pentes… exceptionnellement longues. 😄
Allez, on y va ?
Table des matières
Comment structurer efficacement votre plan entrainement trail running dénivelé positif ?
Avant de vous balancer directement sur les plus gros dénivelés de votre région, il faut comprendre les fondamentaux. Un entrainement trail montagne efficace ne s’improvise pas. C’est comme apprendre à danser : si vous commencez par un backflip, vous allez vous casser quelque chose.

Les principes fondamentaux de l’entrainement en dénivelé
L’entrainement spécifique dénivelé repose sur trois piliers essentiels :
- La progressivité : Vous n’allez pas doubler votre volume de dénivelé cumulé en une semaine. C’est l’assurance d’une blessure express.
- La variété des séances : Côtes courtes, côtes longues, répétitions de côtes, sorties longues avec dénivelé… Chaque séance a son objectif.
- La récupération adaptée : C’est pendant la récupération que votre corps s’améliore vraiment. Négliger ce point, c’est perdre 50% de vos gains.
La montée en charge progressive du dénivelé positif cumulé semaine après semaine va permettre à votre corps de s’adapter : renforcement des jambes, amélioration de l’endurance cardiovasculaire en montée, augmentation de la capacité aérobie en pente.
Méthodologie de progression sur 12 semaines
Notre plan sur 12 semaines dénivelé positif suit une structure en trois phases clairement définies, chacune avec ses objectifs spécifiques.
Les principes de périodisation entrainement trail montagne que nous appliquons ici permettent une montée en charge progressive et maîtrisée. Cette approche est scientifiquement validée pour maximiser les gains tout en minimisant le risque de surmenage ou de blessure.
Équilibre entre volume, intensité et récupération
L’erreur classique du traileur passionné ? Vouloir tout faire à haute intensité. C’est comme vouloir courir un marathon à la vitesse d’un 5km. Spoiler alert : vous allez finir dans un fossé.
Voici la répartition optimale de votre semaine type :
| Type de séance | Intensité | Nombre par semaine | Objectif |
|---|---|---|---|
| Sortie longue (endurance) | Facile | 1 | Renforcement de l’endurance générale |
| Séance spécifique montée | Modérée à intense | 2 | Travail dénivelé positif |
| Séance récupération | Très facile | 1 | Activation, régénération |
| Cross-training / Renforcement | Modérée | 2-3 | Force, prévention blessures |
Cette équilibre vous permet de progresser sans vous épuiser. Et c’est vraiment important, car l’entrainement trail montagne est exigeant pour votre système nerveux et vos articulations.
Les phases clés du programme de 12 semaines
Phase 1 : Adaptation et renforcement (semaines 1-4)
Objectif global : Préparer votre corps à supporter les dénivelés sans se casser.
Pendant ces 4 premières semaines, l’accent est mis sur :
- Renforcement musculaire spécifique trail : Quadriceps, fessiers, ischio-jambiers, chaîne postérieure. Vos jambes doivent être des piliers en béton armé.
- Développement de l’endurance aérobie de base : Des sorties faciles et progressives pour habituer votre système cardio aux efforts.
- Introduction aux séances de côtes courtes : Commencer avec des montées techniques de 30 secondes à 2 minutes pour apprendre la technique.
- Prévention blessures trail montagne : Travail proprioceptif, étirements, mobilité.
Volume hebdomadaire de dénivelé : 200-400 mètres de dénivelé cumulé.
Exemple de semaine type – Phase 1 :
| Jour | Séance | Détails |
|---|---|---|
| Lundi | Repos ou récupération | Yoga léger ou marche facile |
| Mardi | Renforcement musculaire | PPG trail montagne : 45 minutes |
| Mercredi | Sortie facile | 30-40 min sans dénivelé |
| Jeudi | Hill intervals – Côtes courtes | 8-10 x (1 min montée + 1,5 min descente) |
| Vendredi | Renforcement musculaire | PPG trail montagne : 45 minutes |
| Samedi | Sortie longue progressive | 50-60 min avec 200m D+ progressif |
| Dimanche | Repos total | Récupération active si besoin |
Phase 2 : Développement spécifique (semaines 5-8)
Objectif global : Augmenter la capacité à soutenir l’effort en montée.
Votre corps est adapté, maintenant on augmente le thermostat. C’est ici qu’on commence vraiment à progresser en dénivelé trail de façon notable.
- Introduction aux côtes longues : Montées de 3 à 10 minutes pour développer l’endurance en dénivelé.
- Augmentation du dénivelé par kilomètre : Les sorties deviennent plus exigeantes.
- Travail du seuil anaérobie sur dénivelé : Quelques séances à intensité modérée-haute en montée.
- Développement de la VO2max en montagne : Des répétitions plus agressives sur des pentes.
Volume hebdomadaire de dénivelé : 400-700 mètres de dénivelé cumulé.
Exemple de semaine type – Phase 2 :
| Jour | Séance | Détails |
|---|---|---|
| Lundi | Repos ou récupération | Stretching et mobilité |
| Mardi | Renforcement musculaire intensif | PPG trail montagne : 50 minutes |
| Mercredi | Sortie endurance | 40-50 min à allure facile |
| Jeudi | Séance côtes longues | 3-4 x (5-7 min en montée + récupération) |
| Vendredi | Renforcement musculaire | Travail des ischio-jambiers et proprioception : 45 min |
| Samedi | Sortie longue avec dénivelé | 60-75 min avec 400-500m D+ |
| Dimanche | Repos total | Récupération complète |
Phase 3 : Intensification et affûtage (semaines 9-12)
Objectif global : Atteindre votre meilleur niveau de performance avant la course.
C’est la dernière ligne droite ! Vous êtes maintenant capable de progresser en dénivelé rapidement. Les séances deviennent plus pointues, mais aussi plus courtes pour préserver vos articulations.
- Blocs de dénivelé intensifs : Des séances concentrées sur des efforts maximaux en montée.
- Travail de la puissance de montée : Amplifier votre capacité à accélérer en côte.
- Affûtage progressif : Réduction du volume total mais maintien de l’intensité.
- Courses de préparation : Intégrer des petites courses trail pour tester votre forme.
- Travail mental du dénivelé important : Simulation d’efforts longs en montée.
Volume hebdomadaire de dénivelé : 700-1000 mètres de dénivelé cumulé (semaines 9-10), puis réduction progressive (semaines 11-12).
Exemple de semaine type – Phase 3 :
| Jour | Séance | Détails |
|---|---|---|
| Lundi | Repos ou récupération | Stretching et mobilité légère |
| Mardi | Renforcement musculaire sélectif | 35 min – Maintien de la force |
| Mercredi | Sortie endurance | 30-40 min à allure très facile |
| Jeudi | Séance intense en montée | Répétitions courtes agressives ou effort seuil montée |
| Vendredi | Repos ou très léger | Marche facile, préparation pour le samedi |
| Samedi | Sortie longue ou course test | 60-90 min avec 500-800m D+ (selon progression) |
| Dimanche | Repos total | Récupération complète |
Quels exercices spécifiques pour progresser en dénivelé trail ?
Parlons maintenant des exercices spécifiques trail montée qui vont transformer vos jambes en véritables machines à gravir les pentes.
Les séances types pour le dénivelé positif
Séance 1 : Côtes courtes (30 secondes à 2 minutes)
Objectif : Améliorer la puissance de montée et la capacité anaérobie.
Structure :
- Échauffement : 10-15 min d’effort facile
- Cœur de séance : 8-10 répétitions de 1 à 2 minutes en montée (environ 80-90% de l’effort maximal)
- Récupération : 1,5 à 2 minutes en descente facile ou en marchant
- Retour au calme : 10 min facile
Pente idéale : 8-12% de gradient. Les montées techniques exigent une bonne maîtrise technique.
Séance 2 : Côtes longues (3 à 10 minutes)
Objectif : Développer l’endurance cardiovasculaire en montée et l’adaptation musculaire au dénivelé.
Structure :
- Échauffement : 15 min d’effort progressif
- Cœur de séance :
- Semaines 5-6 : 2-3 x 5 min en montée (70-75% effort max) + 2-3 min de récupération facile
- Semaines 7-8 : 3-4 x 5-7 min en montée (75-80% effort max) + 2 min de récupération
- Retour au calme : 10 min facile
Note : Ces efforts doivent être soutenables mais exigeants. Si vous pouvez parler par phrases complètes, ce n’est pas assez intense. Si vous ne pouvez pas dire un mot, c’est trop.
Séance 3 : Sortie longue en montagne
Objectif : Renforcer l’endurance générale et l’adaptation au dénivelé cumulé.
Structure :
- Durée : 60-90 minutes selon la phase
- Intensité : 60-70% de l’effort maximal (vous devez pouvoir parler sans essoufflement)
- Dénivelé progressif : Commencer par du plat, puis intégrer des montées variées
Progression sur les 12 semaines :
- Semaines 1-2 : 50-60 min, 200 m D+
- Semaines 3-4 : 60 min, 300 m D+
- Semaines 5-6 : 60-70 min, 400-450 m D+
- Semaines 7-8 : 70-80 min, 550-650 m D+
- Semaines 9-10 : 80-90 min, 700-800 m D+
- Semaines 11-12 : 60-75 min (affûtage), 500-600 m D+
Séance 4 : Seuil en dénivelé
Objectif : Améliorer la capacité à maintenir un effort modéré-élevé en montée.
Structure (Phases 2-3 uniquement) :
- Échauffement : 15 min progressif
- Cœur de séance : 1 à 2 efforts de 8-15 minutes en montée douce (5-7% de gradient) à 75-85% effort max
- Récupération : 5 min facile entre les efforts
- Retour au calme : 10 min facile
Renforcement musculaire spécifique
L’erreur commune ? Penser que les sorties en montagne suffisent pour renforcer les jambes. Spoiler alert : non. Vous avez besoin de renforcement musculaire trail dédié.
Exercices pour les quadriceps et fessiers
Les quadriceps et les fessiers sont LES muscles clés pour progresser en dénivelé. Ce sont eux qui font l’essentiel du travail en montée.
| Exercice | Séries | Répétitions | Récupération | Notes |
|---|---|---|---|---|
| Squats unilatéraux (pistol squats ou step-ups) | 3-4 | 8-12 par jambe | 60-90 sec | Travail de la force et stabilité |
| Fentes montées (lunges en avant) | 3 | 10 par jambe | 60 sec | Excellente simulation montée |
| Bulgarian split squats | 3 | 10-12 par jambe | 60 sec | Force et déséquilibre |
| Montées d’escaliers (escaliers training) | 3-4 | 1-2 montées complètes | 90 sec | Ultra-spécifique au dénivelé |
| Ponts (glute bridges) | 3 | 15-20 | 45 sec | Activation fessiers |
| Soulevés de terre (deadlifts) | 3 | 8-10 | 90 sec | Chaîne postérieure globale |
Travail proprioceptif et stabilité
Vos chevilles et vos stabilisateurs doivent aussi être robustes. Un trail en montagne n’est jamais totalement plat, et une entorse, c’est l’ennemie jurée du traileur.
- Équilibre unilatéral : Tenir une jambe en l’air, 45-60 secondes par jambe, 2-3 fois
- Stabilité sur surface instable : Coussins de déséquilibre ou exercices sur une jambe sur terrain irrégulier
- Proprioception dénivelé : Marche sur des pentes en terrain technique
- Prévention chevilles dénivelé : Renforcement des petits muscles stabilisateurs des chevilles
Gainage spécifique trail
Un bon gainage, c’est la stabilité de tout le corps en montée. C’est aussi moins de stress sur les genoux et les hanches.
| Exercice | Durée/Répétitions | Séries | Fréquence |
|---|---|---|---|
| Planche (plank) | 45-90 secondes | 3 | 2-3 fois/semaine |
| Planche latérale (side plank) | 30-60 sec par côté | 3 par côté | 2-3 fois/semaine |
| Superman | 15-20 secondes | 3-4 | 2 fois/semaine |
| Planche dynamique (hands to feet) | 10-12 répétitions | 3 | 2 fois/semaine |
Fréquence et intensité recommandées
Renforcement musculaire : 2-3 séances par semaine, 45-60 minutes chacune. Pas besoin d’aller à la salle de sport, les exercices au poids de corps sont très efficaces. Si vous complétez avec du cross-training pour traileurs (vélo, stepper), vous allez décupler vos résultats.
Vous pouvez aussi consulter notre article complet sur l’amélioration de la VMA avec l’entrainement fractionné, qui complète parfaitement le travail cardiaque spécifique à la montée.
Comment adapter ce programme course trail débutant aux différents niveaux ?

Pas tous les traileurs sont égaux. Un débutant complet qui découvre la montagne n’a pas les mêmes besoins qu’un coureur intermédiaire ou confirmé. Voyons comment adapter le programme course trail débutant à votre réalité.
Adaptation pour débutants complets
Prérequis : Vous devez déjà être capable de courir 30 minutes sans arrêt sur du plat.
Modifications à apporter :
- Semaines 1-4 extension : Commencez avec 6 semaines de Phase 1 au lieu de 4. Votre corps a besoin de plus de temps d’adaptation.
- Volume réduit : Commencez avec 150-200m D+ par semaine seulement.
- Pas de hill intervals agressifs : Restez sur des montées faciles (5-6% de gradient).
- Plus de marche/marche rapide : C’est normal de marcher en montée quand on débute. Ce n’est pas de la régression, c’est de la stratégie.
- Apprentissage de la technique : Commencez progressivement, apprenez à bien placer vos pieds, vos bras, votre respiration.
- Renforcement musculaire intensif : 3 séances par semaine minimum pour construire les fondations.
Progression pour coureurs intermédiaires
Profil type : Vous avez déjà quelques sorties trail à votre actif, vous pouvez courir 1 heure sans mal.
Adaptations :
- Plan standard : Suivez le programme des 12 semaines tel que proposé. C’est votre baseline.
- Légère augmentation du volume : +100-150m D+ par rapport aux recommandations de base.
- Introduction des côtes longues en Phase 1 : Vous pouvez les débuter à partir de la semaine 3.
- Focus sur la technique montée : Travaillez votre économie d’effort en gradient.
Ajustements pour traileurs confirmés
Profil type : Plusieurs trails à votre actif, au moins 10-15 km de D+ conquis sans problème majeur.
Adaptations :
- Phase 1 raccourcie : 3 semaines suffisent, le reste étant du temps perdu.
- Augmentation du volume : Vous pouvez monter jusqu’à 1000-1200m D+ par semaine en Phase 3.
- Intensité supérieure : Travailler à des pourcentages plus élevés (85-95%) de votre effort maximal.
- Intégration de courses tests dès la Phase 2 : Vous avez l’expérience nécessaire.
- Renforcement 2 fois par semaine suffisant : Vous devez concentrer l’énergie sur le terrain.
- Préparation course trail alpin possible : Focus sur les ultra-courts ou moyens trails avec fort D+.
Tests et indicateurs de progression
Test de montée référence
Effectuez ce test une fois au démarrage du programme (semaine 1) et une fois en fin (semaine 12) pour mesurer votre progression.
Test simple :
- Trouvez une côte de 200-300m de dénivelé positif
- Chronométrez le temps pour la gravir à allure maximale soutenable (pas en sprint total)
- Notez votre temps et comment vous vous sentez à l’arrivée
Progression attendue : Un gain de 15-30% sur le temps est excellent pour 12 semaines de travail spécifique.
Suivi de la fréquence cardiaque
Utilisez une montre GPS dénivelé (ou un simple cardio fréquencemètre) pour suivre :
- FC au repos : Elle devrait diminuer progressivement (signe d’adaptation cardiaque)
- FC à effort égal : Pour la même montée, votre FC devrait baisser au fil des semaines
- FC maximale en montée : L’augmentation de ce chiffre indique une amélioration de la capacité
Indicateurs de fatigue et récupération
Écoutez votre corps. Voici les signes d’une bonne adaptation vs un surmenage :
| Signe | Bonne adaptation | Surmenage |
|---|---|---|
| Douleurs musculaires | Légères, 24-48h après l’effort | Aiguës, persistantes pendant plusieurs jours |
| Qualité du sommeil | Sommeil profond et réparateur | Insomnie ou sommeil perturbé |
| Motivation | Motivation intacte, impatience à s’entrainer | Absence de motivation, dread face aux séances |
| Immunité | Pas de rhume ou infections | Rhumes fréquents, fatigue généralisée |
| Performance | Amélioration progressive semaine à semaine | Stagnation ou régression des performances |
Pour avoir une évaluation précise de vos capacités générales, consultez notre article sur l’amélioration de la VMA en running, qui vous permettra de mieux comprendre votre potentiel aérobie.
Évaluation du niveau initial
Avant de démarrer, honnêtement, où êtes-vous vraiment ?
Test d’auto-évaluation (répondez honnêtement) :
- Pouvez-vous courir 45 minutes sans arrêt sur du terrain facile ? Oui → Intermédiaire minimum
- Avez-vous déjà complété un trail de plus de 10km avec D+ ? Oui → Intermédiaire
- Avez-vous complété plusieurs trails (3+) avec au moins 500m D+ ? Oui → Confirmé
- Avez-vous une expérience montagne (rando, alpinisme) ? C’est un plus énorme
Personnalisation selon les objectifs
Selon la distance visée
Trail court (< 15km, 400-600m D+) : Favorisez les hill intervals et côtes courtes. Phase 2 plus courte.
Trail moyen (15-25km, 700-1200m D+) : Équilibre entre côtes courtes, longues et sorties longues. Plan complet 12 semaines recommandé.
Trail long/ultra (> 25km, 1500m+ D+) : Focus sur les sorties longues et la préparation mentale du dénivelé important. Phase 3 peut être allongée.
Prise en compte du dénivelé cible
Connaître votre race, c’est adapter le volume :
- Si votre course fait 1000m D+ → visez 1000-1200m D+ max par semaine en phase 3
- Si elle fait 2000m D+ → visez 1200-1500m D+ par semaine en phase 3
Intégration du calendrier de courses
Timing idéal du programme :
- Comptez 12-14 semaines avant votre objectif principal
- Intégrez des courses tests à la semaine 8-9 (distance réduite) et semaine 10-11 (distance intermédiaire)
- La semaine 12 doit être d’affûtage total si vous courez à la fin de cette semaine
Quelle préparation physique trail dénivelé pour optimiser vos performances ?
L’entrainement trail montagne, c’est 70% du travail en montée. Mais les 30% restants ? C’est crucial aussi. Une préparation physique trail dénivelé complète, c’est bien plus que juste courir des côtes.
Importance de la préparation physique globale
Voici la vérité crue : vous pouvez courir d’excellents côtes mais vous blesser si vos chevilles, vos genoux ou vos hanches ne sont pas préparés. Le trail montagne, c’est brutal pour les articulations.
Bénéfices d’une bonne PPG :
- Réduction du risque de blessure de 30-40% selon les études
- Amélioration de l’économie d’effort (vous faites moins d’effort pour la même performance)
- Augmentation de la stabilité en terrain technique
- Récupération musculaire accélérée
- Meilleure tolérance à la fatigue
Complémentarité avec l’entrainement course
Votre semaine type devrait ressembler à ça :
- Lundi : Repos total
- Mardi : Renforcement musculaire + mobilité (PPG trail montagne)
- Mercredi : Sortie endurance en trail
- Jeudi : Séance de côtes ou intervalle
- Vendredi : Renforcement musculaire ou cross-training
- Samedi : Sortie longue
- Dimanche : Repos total
Le PPG et la course ne sont pas en concurrence, ils se complètent. On dit souvent que le renforcement c’est « chiant ». Vrai. Mais c’est aussi ce qui fait la différence entre un traileur qui progresse et un qui stagne en boucle.
Planning de renforcement sur 12 semaines
Phase 1 (semaines 1-4) : Construction des fondations
| Focus | Exercices prioritaires | Volume | Intensité |
|---|---|---|---|
| Endurance musculaire | Squats, fentes, soulevé de terre léger | 3 x 15-20 reps | Modérée |
| Stabilité | Planches, équilibre unilatéral, proprioception | 3 séries | Temps de tenue |
| Chaîne postérieure | Pont, superman, dorsal | 3 x 12-15 | Modérée |
Phase 2 (semaines 5-8) : Renforcement
| Focus | Exercices prioritaires | Volume | Intensité |
|---|---|---|---|
| Force maximale | Squats profonds, pistol squats, soulevé de terre | 3-4 x 8-12 reps | Élevée |
| Puissance | Step-ups rapides, sauts légers, plyométrie légère | 3 x 8-10 | Explosive |
| Pliométrie | Sauts en hauteur, exercices pliométriques | 3-4 x 5-10 | Maximum |
Phase 3 (semaines 9-12) : Maintien et affûtage
| Focus | Exercices prioritaires | Volume | Intensité |
|---|---|---|---|
| Maintien de la force | Exercices essentiels uniquement | 2 x 8-10 reps | Élevée |
| Prévention blessure | Stabilité, mobilité, équilibre | 2-3 séries | Modérée |
| Récupération active | Étirements, mobilité, yoga | Variable | Très légère |
Programme de renforcement musculaire détaillé
Séances haut du corps
Pourquoi le haut du corps ? Parce que vos bras sont importants en montée pour la propulsion, et vos épaules/dos pour la posture et l’équilibre.
Séance type – 20 minutes :
- Tractions ou tirage dorsal : 3 x 8-10
- Pompes : 3 x 10-15
- Rowing : 3 x 10-12
- Planche : 3 x 45-60 secondes
Séances membres inférieurs (le VRAI travail)
Séance A – Force (Lundi/Jeudi) :
- Squats : 4 x 8-10
- Bulgarian split squats : 3 x 10 par jambe
- Soulevé de terre : 3 x 8-10
- Escaliers training : 2-3 montées
Séance B – Endurance musculaire (Mercredi) :
- Fentes montées : 3 x 12 par jambe
- Step-ups : 3 x 15 par jambe
- Squats légers : 3 x 20
- Ponte : 3 x 20
Travail de la chaîne postérieure
Ischio-jambiers trop faibles = douleur au genou en descente. Simple équation.
- Nordic hamstring curl (si vous pouvez les faire) : 3 x 5-8
- Soulevé de terre jambes tendues : 3 x 10-12
- Glute bridges : 3 x 15-20
- Superman : 3 x 15 secondes
Exercices pliométriques
Seulement en Phase 2 et 3, et jamais deux jours de suite.
- Sauts en hauteur : 3 x 6-8
- Sauts en longueur : 3 x 5
- Sauts à la corde : 3 x 30-45 secondes
- Bounds (sauts bondissants) : 3 x 20-30 mètres
Travail de la mobilité et souplesse
Pas de bonne mobilité = économie d’effort dégradée. Vous dépensez plus d’énergie pour moins d’efficacité.
Étirements spécifiques trail
À faire APRÈS l’effort ou en séance dédiée, jamais avant (c’est contre-productif).
| Muscle | Étirement | Durée | Répétitions |
|---|---|---|---|
| Quadriceps | Flexion du genou en arrière | 30-45 sec | 2 par jambe |
| Ischio-jambiers | Flexion avant, jambes tendues | 45-60 sec | 2 |
| Mollets | Contre un mur, talons au sol | 45-60 sec | 2 par jambe |
| Fléchisseurs de hanche | Fente basse | 45 sec | 2 par côté |
| Psoas | Position chevalier (pieds surélevés) | 60 sec | 2 par côté |
| Ischios et fessiers | Étirement de la piriformis | 45 sec | 2 par côté |
Mobilité articulaire
Travaillez la mobilité active (mouvements avec vos propres muscles) 2-3 fois par semaine :
- Cercles de hanche : 10 cercles dans chaque direction, chaque jambe
- Cercles de cheville : 10 cercles chaque direction, chaque cheville
- Rotations du tronc : 15 rotations chaque côté
- Rotations des bras : 10 rotations avant/arrière
- Ouverture de hanche en position 90-90 : 10 mouvements chaque côté
Séances de yoga/pilates complémentaires
Même 15-20 minutes 1-2 fois par semaine font une énorme différence.
Séances recommandées :
- Yoga pour traileurs (20 min) : Vinyasa léger, focus mobilité hanche et chevilles
- Pilates core (15 min) : Gainage spécifique montagne
Comment optimiser la récupération dans votre entrainement trail montagne ?
Enfin, LE sujet qu’on adorait laisser de côté : la récupération. « Je vais courir plus au lieu de me reposer » = mentalité du perdant. La vraie progressions, c’est 30% entrainement, 70% récupération. C’est comme ça que fonctionne la biologie, pas comme vous le voulez.
Importance cruciale de la récupération en trail
Voici ce qui se passe pendant la récupération :
- Adaptation musculaire : Vos muscles se renforcent réellement quand vous vous reposez, pas pendant l’effort
- Synthèse protéique : Construction de nouveau tissu musculaire pour gérer le prochain dénivelé
- Recharge énergétique : Reconstitution des réserves de glycogène
- Récupération nerveuse : Votre système nerveux central récupère de l’effort
- Prévention de blessures : Un corps fatiguéu est un corps fragile
Stratégies de récupération active et passive
Récupération passive (à favoriser) :
- Sommeil : 7-9 heures par nuit (c’est LE facteur numéro 1)
- Jours de repos complets : Repos total, rien du tout
- Nutrition adaptée : Les bons nutriments arrivent à bon port
Récupération active (complément) :
- Marche facile : 20-30 minutes le lendemain de gros effort
- Nage : Excellente pour récupérer sans impact
- Stretching léger : 10-15 minutes
Solutions de récupération musculaire avancées
Avant d’acheter des gadgets, sachez que dormir plus et manger mieux vous ferait gagner 80% des résultats. Mais si vous voulez optimiser les 20% restants, voici ce qui marche vraiment.
Appareils de massage percutants
Après une sortie longue ou une séance intense, 2-3 minutes de massage percutant sur chaque groupe musculaire clé (quadriceps, mollets, fessiers, ischio-jambiers) accélère la récupération.
Mode d’emploi :
- Temps : 1-2 minutes par groupe musculaire
- Fréquence : Après les efforts majeurs (côtes longues, sorties longues)
- Intensité : Modérée (pas trop agressif)
- Attention : Évitez les articulations et les os, ciblez les muscles
Résultat attendu : Réduction de la sensation de douleur, amélioration de la circulation, accélération de la récupération de 10-15%.
Bénéfices de la cryothérapie après les sorties longues
Le froid est votre allié. Après 60-90 minutes de trail montagne avec gros dénivelé, l’inflammation des muscles peut être importante. La cryothérapie (exposition au froid) réduit cette inflammation.
Mécanisme :
- Le froid cause la vasoconstriction (rétrécissement des vaisseaux)
- Cela réduit l’inflammation et les micro-déchirures musculaires
- Une fois que vous vous réchauf,, la vasodilatation accelere la récupération
Protocole simple :
- Bain froid : 10-15 minutes à 12-15°C après l’effort
- Glaçage local : 5-10 minutes si vous avez une inflammation
- Douche froide : 30-60 secondes de douche froide en finition (moins efficace mais mieux que rien)
Fréquence : 1-2 fois par semaine après les efforts majeurs.
Utilisation des bottes de compression
Les bottes de compression (pneumatic compression) sont devenues populaires. Elles gonflent et dégonflent pour « pomper » le sang et les fluides hors des jambes.
Efficacité : Modérée. Scientifiquement, c’est moins impactant que vous le penseriez, mais c’est un bon complément.
Mode d’emploi :
- Durée : 20-30 minutes après l’effort
- Pression : Modérée à élevée (25-40 mmHg)
- Fréquence : 1-2 fois par semaine suffisant
Récupération par le froid : une alliée performance
Le froid, c’est pas juste confortable, c’est scientifiquement prouvé pour améliorer la récupération.
Avantages des bains froids après l’effort
- Réduction de l’inflammation : Jusqu’à 30% d’amélioration observée en études
- Diminution des douleurs musculaires : DOMS (Delayed Onset Muscle Soreness) réduits
- Augmentation du flux sanguin : À long terme, améliore l’oxygénation
- Amélioration de la résilience : Exposition répétée au froid = meilleure gestion du stress
- Accélération globale de la récupération : De 24-48 heures potentiellement
Protocoles de cryothérapie
Option 1 : Bain froid classique
- Température : 10-15°C idéalement
- Durée : 10-15 minutes
- Quand : Dans les 30 minutes suivant l’effort
- Fréquence : 1-2 fois par semaine
Option 2 : Contraste froid-chaud
- Alterné : 3 min bain froid (12°C) → 1 min bain chaud (37°C) → répéter 3-4 fois
- Terminer par le froid
- Durée totale : 15-20 minutes
- Avantage : Pompe le sang à chaque alternance, très efficace
Option 3 : Glaçage local
- Application de froid sur zones spécifiques (quadriceps, mollets)
- 5-10 minutes par zone
- Moins efficace mais plus accessible
Présentation des solutions portables
Si vous n’avez pas accès à une baignoire (ou si vous avez la flemme de remplir une baignoire avec de l’eau glacée), il existe des alternatives :
- Vêtements refroidissants : Shorts, vestes. Moins efficaces mais pratiques.
- Packs de froid réutilisables : Gel packs, briques de froid. À appliquer 10 minutes.
- Bottes de cryothérapie portables : Solutions commerciales, efficaces mais coûteuses (500-2000€).
Protocole complet de récupération post-effort
Immédiatement après la séance (0-30 min) :
- Sortie facile 5-10 min (retour au calme)
- Étirements très légers 5 min
- Hydratation + réhydratation
1ère heure post-effort :
- Massage percutant : 2-3 min par groupe musculaire
- Bain/douche : Froid ou contraste
- Nutrition : Snack riche en glucides + protéines (barre énergétique, fruit + yaourt, etc.)
Heures suivantes :
- Repas complet 1-2 heures après
- Hydratation continue
- Stretching passif 10-15 min en soirée
Jour suivant :
- Repos ou séance très légère (marche 30 min)
- Mobilité + stretching
- Sommeil optimal
Comment progresser en dénivelé trail : les erreurs à éviter

Il y a mille façons de se tromper et une seule de bien faire. Voici les principales erreurs que les traileurs commettent en tentant de progresser en dénivelé.
Erreur 1 : Progression trop rapide du volume
La tentation : « Si je suis capable de faire 400m D+ cette semaine, je vais en faire 800 la semaine prochaine. »
La réalité : C’est l’assurance directe d’une blessure ou du surmenage.
La règle de or : Augmentez le volume de dénivelé de maximum 10-15% par semaine. Si vous faites 400m cette semaine, visez 450-460m la semaine suivante max.
Erreur 2 : Négligence de la descente
Le piège : Beaucoup focalisent sur la montée mais oublient que la descente c’est aussi (voire plus) difficile pour les genoux.
Travail à faire :
- Renforcement des quadriceps (ils font freinage en descente)
- Travail proprioceptif (stabilité sur terrain accidenté)
- Technique de descente : petits pas, freinage actif du quadriceps
- Étirements post-sortie, même après des descentes simples
Erreur 3 : Sous-estimation de la récupération
Le mentalité : « La vraie progression c’est l’entrainement, pas le repos. »
La vérité : La récupération, c’est LA progression. C’est pendant qu’il repose que votre body s’améliore.
Marqueurs d’une bonne récupération :
- FC au repos stable ou en légère diminution
- Sommeil réparateur
- Motivation présente
- Pas d’irritabilité accrue
- Performances stables ou en amélioration
Erreur 4 : Mauvaise évaluation de son niveau initial
Le problème : Se surestimer mène à trop d’intensité trop tôt.
La vérité honnête : Vous êtes probablement niveau « débutant » ou « intermédiaire » si vous lisez cet article. Et ce n’est pas un problème, c’est normal. Un plan de 12 semaines pour progresser existe justement parce que c’est un processus graduel.
Erreur 5 : Négliger le renforcement musculaire
L’idée fausse : « Les côtes suffisent pour renforcer les jambes. »
La réalité : Le renforcement spécifique trail montagne est non-négociable. Sans lui, vous stagnez.
Signaux d’alarme et surentrainement
Signes que vous faites trop :
- FC au repos augmente anormalement (+ 5-10 bpm)
- Sommeil perturbé
- Irritabilité accrue
- Perte d’appétit
- Douleurs persistantes (pas seulement fatigue musculaire)
- Infections fréquentes (rhumes, gastro)
- Performances en baisse d’une semaine à l’autre
Que faire en cas de surentrainement :
- Réduire immédiatement le volume de 30-40%
- Prendre 3-4 jours de repos complets
- Augmenter la priorité au sommeil
- Améliorer la nutrition (plus de calories, de protéines)
- Consulter un coach ou médecin du sport si cela persiste
Gestion de la fatigue et prévention blessures
Étirements et automassages quotidiens
Consacrez 10-15 minutes chaque jour à des étirements passifs. C’est peu mais c’est significatif.
Routine quotidienne minimale (5 min) :
- Quadriceps : 30 sec x 2
- Ischio-jambiers : 30 sec x 2
- Mollets : 30 sec x 2
- Fessiers : 30 sec x 2
Utilisation d’outils de récupération
Voici la hiérarchie des outils de récupération (du plus au moins efficace) :
| Rang | Outil | Efficacité | Coût | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Sommeil (7-9h) | ★★★★★ | Gratuit | 7-9h |
| 2 | Nutrition adaptée | ★★★★★ | Budget nourriture | Variable |
| 3 | Repos actif/marche | ★★★★ | Gratuit | 20-30 min |
| 4 | Bain froid | ★★★★ | Gratuit | 10-15 min |
| 5 | Massage (manuel) | ★★★ | Variable | 30-60 min |
| 6 | Pistolet de massage | ★★★ | 100-300€ | 5-10 min |
| 7 | Bottes de compression | ★★ | 500-2000€ | 20-30 min |
Message clé : Dormez plus et mangez mieux. Tout le reste est du bonus. Vraiment.
FAQ : Vos questions sur le plan entrainement trail running dénivelé positif
Combien de séances par semaine pour progresser en dénivelé ?
Pour débutants : 3-4 séances par semaine. Une de côtes, une longue, une-deux de renforcement.
Pour intermédiaires : 4-5 séances. Deux séances spécifiques côtes, une longue, une-deux de renforcement.
Pour confirmés : 5-6 séances. Deux séances intensives côtes, une longue, une de seuil, une-deux de renforcement.
Le point clé : La qualité > la quantité. 3 excellentes séances battent 7 séances molles.
Peut-on suivre ce plan sans expérience en montagne ?
Réponse courte : Oui, mais avec adaptations.
Prérequis :
- Pouvoir courir 30-40 minutes sans arrêt sur du plat
- Avoir des chaussures trail décentes
- Avoir accès à des pentes (même pas des montagnes, juste des côtes sérieuses)
Pour débutants complets : Allongez la Phase 1 à 6 semaines, commencez avec des gradients de 5-6% maximum, privilégiez la technique sur la vitesse.
Comment gérer la récupération entre les séances intensives ?
Le jour après une séance intense :
- Repos complet ou marche très facile 20-30 min
- Massage percutant 2-3 minutes par groupe musculaire
- Bain/douche froid(e)
- Étirements 10 min en soirée
- Priorité absolue au sommeil
2-3 jours après : Une séance très facile est fine (marche ou jogging plat facile).
Faut-il privilégier le volume ou l’intensité pour le dénivelé ?
Réponse nuancée : Les deux, mais dans l’ordre.
- Semaines 1-4 : Volume progressif, intensité modérée
- Semaines 5-8 : Équilibre 60% volume / 40% intensité
- Semaines 9-12 : 40% volume / 60% intensité
Le principe : On construit la maison (volume) avant de peindre les murs (intensité).
Quand intégrer les courses de préparation ?
Première course test : Semaine 8, format court (5-10km, peu de D+)
Deuxième course test : Semaine 10, format intermédiaire (similaire à votre objectif mais légèrement moins)
Course objectif : Semaine 12 ou après. Vous devez avoir 2-3 semaines de récupération vraie après la Phase 3 avant une grosse course.
Comment adapter l’alimentation à ce type d’entrainement ?
Besoins augmentés :
- Calories : +300-500 cal/jour par rapport à votre baseline (dépend du volume)
- Protéines : 1,6-2g par kg de poids corporel (pour la reconstruction musculaire)
- Glucides : 5-7g par kg (pour les stocks de glycogène)
- Graisses : 0,8-1,2g par kg (pour l’équilibre hormonal)
Timing clé :
- Pré-effort (2h avant) : Féculents + protéines + gras modéré (pâtes, œuf, fromage)
- Pendant l’effort (> 60 min) : Glucides simples (fruits secs, barres énergétiques, gels)
- Post-effort (0-30 min) : Glucides + protéines (barre, jus + yaourt, chocolat au lait)
- Repas complet (1-2h) : Viande/poisson + féculents + légumes + fruits
Hydratation en montagne
Règle simple :
- Boire 400-800ml par heure selon le climat et l’intensité
- Pour les efforts > 90 min, intégrer des électrolytes (sodium, potassium)
- Ne pas attendre la soif pour boire (c’est déjà trop tard)
Que faire en cas de douleur ou blessure ?
Hiérarchie de la douleur :
- Douleur légère (0-3/10) : Continuez avec modération, stretching post-effort, massage
- Douleur modérée (4-6/10) : Réduisez le volume de 50%, foyer sur renforcement spécifique
- Douleur sévère (7-10/10) : Arrêtez TOUT et consultez un professionnel
Solutions de récupération pour la gestion de la douleur
Douleurs musculaires légères : Massage, bain chaud/froid, stretching, repos
Douleurs articulaires (genou, cheville) : Repos, cryothérapie, compression, éventuelleement professionnel
Retour progressif à l’entrainement post-blessure :
- Semaine 1 : Repos total
- Semaine 2 : Marche facile 20-30 min
- Semaine 3 : Petits jogging 10-15 min sans dénivelé
- Semaine 4 : Réintroduction progressive du dénivelé avec faible intensité
Note importante : Si une douleur persiste plus de 2 semaines, consultez un professionnel (médecin du sport, kinésithérapeute, ostéopathe).
Thermothérapie pour la récupération
Contraire à la cryothérapie, la thermothérapie (chaleur) est excellente pour :
- Raideurs musculaires chroniques
- Douleurs articulaires légères (non aiguës)
- Préparation avant une séance (échauffement profond)
Options :
- Bain chaud : 10-15 minutes à 38-40°C
- Douche chaude localisée : 5 min sur zones raides
- Coussins thermiques : 15 min sur muscles spécifiques
Conclusion : Votre plan d’action pour les 12 prochaines semaines
Voilà, vous avez maintenant tout ce qu’il faut pour progresser sérieusement en dénivelé trail pendant les 12 prochaines semaines.
Les points clés à retenir :
- ✅ Suivre une progressivité stricte : +10-15% volume par semaine maximum
- ✅ Combiner séances de côtes variées : courtes, longues, seuil, sorties longues
- ✅ Ne pas négliger le renforcement musculaire : 2-3 séances par semaine
- ✅ Prioriser la récupération : sommeil, nutrition, bain froid, massage
- ✅ Adapter à votre niveau : débutant ≠ confirmé
- ✅ Évaluer progressivement : tests mensuels, indicateurs de FC, ressenti
Commencez maintenant. Pas demain, pas lundi. Maintenant. Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui.
Et n’oubliez pas : progresser en dénivelé, c’est un marathon, pas un sprint. Respect à vous de vouloir vous améliorer. Cela signifie que vous avez du cœur (littéralement et au sens figuré).
Allez, à vos baskets !



